Cela n'a échappé à personne, la gastronomie française est maintenant classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Personnellement, je trouve que c'est une bonne nouvelle, comme tout ce qui peut valoriser les métiers manuels et techniques, quels qu'ils soient. J'espère seulement que cette reconnaissance aura des répercussions positives sur les formations dans nos écoles hôtelières. Parce que le paradoxe, c'est que nos formations, jusqu'à présent ne bénéficient pas de l'engouement des français pour la cuisine, engouement salutaire pour faire face à certaines dérives à l'industrie agro-alimentaire, certains semenciers et la "malbouffe" plus généralement. D'année en année, le nombre d'heures consacré aux pratiques professionnelles diminuent au fil des réformes des formations et des examens :
- Dernièrement, le Baccalauréat Professionnel Cuisine ou Service est passé de 4 à 3 ans d'études avec une baisse sensible des plages horaires consacrées aux pratiques professionnelles, (le programme lui est resté le même !).
- Pour ce qui est de la filière Baccalauréat Technologique, Brevet de Technicien Supérieur Art culinaire, art de la table et du service (option B), nous voyons les élèves et les étudiants qu'une semaine sur deux, hormis en 2ème année de BTS.
Alors je suis bien conscient que les enseignements des filières techniques et technologiques ont un coût supérieur aux enseignements des filières générales. Mais il faut aussi savoir ce que l'on veut et voir cela comme un investissement. En effet, on a tendance à oublier que beaucoup de touristes visitent notre pays pour ses paysages et ses monuments, mais également pour son hôtellerie, sa cuisine et sa gastronomie et cela est non négligeable en termes d'emplois et d'apport de devises...

